
Le centre d'affaires Paris-Trocadéro, de nuit. © Union Investment
De mémoire de broker, il y a bien longtemps qu’un appel d’offres supérieur à 500 M€ n’avait pas circulé sur la place parisienne. Alors que le Mipim vient tout juste d’ouvrir ses portes à la communauté internationale du real estate, les équipes EMEA du broker CBRE ont eu, ces derniers jours, le feu vert d’Union Investment Real Estate pour mettre sur le marché son trophy asset du 112 Kléber dans le 16e arrondissement. Selon nos sources, le centre d’affaires Paris Trocadéro, un ensemble mixte d'une surface supérieure à 41 000 mètres carrés, a été proposé à une short-list d’investisseurs tricolores et internationaux – une information premièrement dévoilée par Green Street News. Cette dizaine de possibles bidders approchés pourrait comprendre Norges Bank Investment Management, Abu Dhabi Investment Authority, le fonds souverain de Singapour GIC, Gecina ou encore SFL. Union Investment – qui signait cet actif en 2003 pour 300 M€, avant de le placer dans un OPCI dédié en 2009 (sa valeur était alors estimée à 396 M€) pour le compte de son fonds ouvert UniImmo: Deutschland – projette de valoriser cet ensemble aux adresses multiples pour 700 M€ et un yield de 4,25 %. Si cet emblématique actif parisien jouit d'une adresse core, plusieurs professionnels l'abordent comme un produit core+.
Un trophy asset générant 30 M€ de loyers
Construit au début du XXe siècle, Paris Trocadéro héberge majoritairement des bureaux (60 %), du résidentiel (57 appartements sur 6 000 m2) et des commerce (3 000 m2) et génère, d’après nos sources, un loyer global annuel de 30 M€. Les occupiers bureaux – dont Michelin, Mastercard, Kepler Cheuvreux ou encore LaSalle IM – sont engagés contre un loyer facial de 900 €/m2/an. Point de convergence entre la place de l’Etoile, la porte Maillot, le pont de l’Alma ou le Bois de Boulogne, ce centre d’affaires a été pendant près d’un siècle la propriété de la Société Générale, qui y stockait ses titres. Restructuré une première fois en 1988, le fonds allemand a confié en 2006 à l’architecte Jean-Jacques Ory le soin de développer un nouveau projet de restructuration et de redonner vie à cet îlot urbain. En 2014, Paris Trocadéro a obtenu la certification HQE Exploitation.