
Le 5* Maison Barrière Vendôme à Paris.
Les investisseurs cash rich continuent de chérir les produits hôteliers 5*. Off market, Mimco, pour le compte d’un club-deal de privés fortunés, principalement français, a pris une participation minoritaire dans le Maison Barrière Vendôme, un hôtel basé aux 8 rue de Castiglione/17 Mont Thabor dans le 1er arrondissement de la capitale. Si les détails de ce share-deal – structuré au travers d’une preferred equity – restent confidentiels, d’après nos sources, il se chiffre pour environ 20 M€. Corinne Evens, femme d’affaires à la tête du groupe Evens et de la maison de joallerie Goralska, garde la majorité des parts de cet actif à l’emplacement prime. De son côté, Mimco va également piloter l’asset management de l'immeuble. « Cette opération intervient à un moment stratégique de la trajectoire de l’établissement, avec la montée en puissance de l’exploitation hôtelière, avec notamment le développement prochain d’un espace bien-être et spa », apporte Mimco.
Une restructuration à 8 000 €/m2
Lové à deux pas de la place Vendôme et du jardin des Tuileries, le 8 rue de Castiglione/17 Mont Thabor s’élance sur 2 600 mètres carrés principalement dévolus au Maison Barrière Vendôme. Une coque retail d’un peu plus de 400 mètres carrés en pied d’immeuble va prochainement être louée par une maison de luxe. Ouvert au public en janvier 2025, le 5* Maison Barrière Vendôme recense 26 chambres, dont 16 suites et appartements. La collaboration entre le groupe Barrière et Corinne Evens rend hommage à l’artisanat français et à la féminité. Ainsi, 27 femmes ayant vécu ou visité à Paris sont célébrées, telles que Mata Hari, Simone de Beauvoir, Joséphine Baker ou encore Audrey Hepburn. Selon nos informations, la restructuration de cet actif en produit immobilier de luxe a nécessité un ticket de 8 000 €/m2, soit une enveloppe supérieure à 20 M€.
48 NDV, 91 Champs-Élysées, 15 Fénelon...
Pour le millésime 2025, Mimco a largement alimenté le marché de l’invest à Paris. En joint-venture avec Foncière Renaissance, l’opérateur et gérant d’actifs pan-européen piloté par Christophe Nadal s’est invité au 48 Notre-Dame des Victoire – un actif value-add valorisé près de 95 M€ auprès de Pontegadea. Quelques mois plus tard, Mimco et Foncière Renaissance ont de nouveau fait front commun pour racheter le 91 Champs-Élysées, contre 320 M€. Le cédant, le CPSTI (Urssaf), a toutefois accepté une extension de la promesse de vente, signée à l’été dernier, jusqu’au printemps 2026. Mimco n’est pas un illustre inconnu sur la plus belle avenue du monde. Fin 2024, Christophe Nadal et ses équipes signaient off market l’acquisition des murs de la boulangerie Louise au 50 Champs pour plus de 17 M€, avec un rendement inférieur à 4 %. En 2022, Mimco avait structuré pour le compte du fonds Cheval Paris – réunissant Brookfield AM et plusieurs family offices – l’acquisition du 150 Champs (700 M€), revendu un an plus tard à LVMH pour près de 1 Md€. L’an dernier, le gérant d’actifs a par ailleurs débloqué 22 M€ pour le 15 Fénelon, dans le 10e arrondissement. Cet actif value-add de 2 580 mètres carrés, arbitré par Ofi Invest Real Estate, va être transformé en résidence para-hôtelière premium d’une soixantaine d’appartements de tourisme, moyennant une enveloppe capex de 10 M€. Mimco a également fléché ses capitaux dans un dossier distressed à Megève, en reprenant la dette – légèrement supérieure à 5 M€ – d’un promoteur sur un chalet d’environ 1 800 mètres carrés. Là aussi, ce produit va être restructuré pour devenir une résidence para-hôtelière 5* de 29 appartements, contre un coût travaux d’une dizaine de millions d’euros.










