
L'immeuble situé au 336 rue Saint-Honoré à Paris. ©GoogleMaps
Après avoir finalisé l'acquisition des bureaux du 46 Notre-Dame des Victoires, Barings réitère le 336 Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement de Paris, auprès de privés représentés par la Sapec (Société auxiliaire pour l'exploitation de concessions). Depuis 2012, cette boutique haut de gamme, bénéficiant d'une façade de plus de 15 mètres sur l'une des artères les plus courues du luxe parisien, est occupée par Balenciaga, qui s'était vu menacer d'expulsion ces dernières années par le propriétaire des murs, d'après Glitz. Mais forte d'un nouveau bailleur, la maison du groupe Kering a renouvelé le bail de son flagship, tout en étendant sa surface de vente au premier étage, source de création de valeur pour Barings. Elle est aujourd'hui installée sur 620 mètres carrés. Le montant du loyer est tenu secret mais en zone A, les niveaux prime de la rue Saint-Honoré oscillent entre 12 000 et 14 000 €/m2/an, et peuvent monter jusqu'à 16 000-17 000 €/m2 pour le tronçon compris entre Cambon et Castiglione. Le process, intermédié par Knight Franck et CBRE, avait d'ailleurs était regardé par plusieurs investisseurs, dont des fonds étrangers. « La rue Saint-Honoré figure parmi les destinations commerciales les plus prestigieuses d'Europe, souligne Guillaume Bieganski, directeur général et responsable France de Barings Real Estate. Cette acquisition illustre notre capacité à identifier des actifs de grande qualité dans des marchés où l'offre est structurellement limitée. » Le gérant se refuse à dévoiler le montant de son investissement, qui s'évalue autour des 50 M€ d'après nos sources.
Sélectif
« Si nos secteurs de prédilection demeurent le résidentiel et la logistique, nous continuerons à réaliser des acquisitions ciblées dans le commerce lorsque nous identifierons la bonne combinaison entre emplacement, qualité de l'actif et potentiel de création de valeur », rappelle Guillaume Bieganski. L'une des dernières acquisitions dans le commerce de Barings remonte à 2024, avec la signature du 42 Sèvres dans le 7e, occupé par Carrefour Market. Le gérant l'avait repris pour environ 50 M€ auprès de Pimco Prime Real Estate. « Les boutiques de luxe situées dans les grandes capitales internationales offrent des opportunités d'investissement particulièrement attractives lorsqu'elles associent un emplacement exceptionnel, des revenus sécurisés et des locataires de premier plan », abonde Gunther Deutsch, responsable des transactions immobilières européennes chez Barings, confirmant que le gérant demeure très sélectif sur le commerce.
Process en stand-by
Si le 336 a réussi à changer de mains, d'autres process lancés rue Saint-Honoré n'ont pas encore abouti. Au 277, la boutique occupée par la maison de luxe italienne Brunello Cucinelli reste détenue par Goldman Sachs Asset Management et Immobel, malgré une relance de l'appel d'offres après que le japonais Mitsubishi a mis un terme à l'exclusivité signée l'an passé, pour environ 180 M€. D'après nos informations, le process est aujourd'hui arrêté. Il en va de même au 273 où les négociations ont pris fin l'an passé entre Oxford Properties, le propriétaire des murs de ce flagship de Valentino, et un family office étranger. La boutique de 1 430 mètres carrés était estimée à près de 150 M€.








