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Neuf mois après avoir obtenu une exclusivité auprès de la Banque de France, Générale Continentale Investissement (GCI) – en joint-venture avec le family office d’une puissante famille industrielle française – boucle l’acquisition du 29 Sèvres/48 Raspail, dans le 6e arrondissement de Paris. Comme révélé par CFNEWS IMMO, l’institution publique avait lancé un appel d’offres restreint sans broker sur cet immeuble d’angle d’environ 13 500 mètres carrés en 2025. Parmi les bidders figuraient Black Swan Real Estate Capital, Noé REIM ou encore Xavier Niel (NJJ). Si les détails financiers ne filtrent pas, d’après nos sources, le coût global (capex inclus) de ce dossier core+/value-add – qui coche les cases d’une stratégie patrimoniale – se chiffre à près de 300 M€. À noter : le co-acquéreur au côté du fonds d’investissement de la famille Raingold est majoritaire dans cette JV.
« En faire une référence de la Rive Gauche »
Situé à Paris Rive Gauche, pile en face du Lutetia et du Bon Marché, le 29 Sèvres circulait depuis plusieurs décennies dans le patrimoine de la Banque de France – le nom de l’institution publique est flanqué sur la façade, quand la banque centrale tricolore y disposait, autrefois, d’une antenne pour sa succursale parisienne. Ce vaste actif, organisé autour d’une cour centrale et de plusieurs ailes, héberge majoritairement des logements, ainsi que des bureaux (aujourd’hui vacants) et des commerces en pied d’immeuble (Guerlain et Bocage). Un supermarché devait y être installé sans que le projet aboutisse. « Cet immeuble constitue une pièce majeure du patrimoine immobilier parisien, confie Raphaël Raingold, directeur chez GCI. Notre ambition est de préserver son identité architecturale, tout en lui redonnant une nouvelle vie et en révélant pleinement son potentiel. Sa situation exceptionnelle à l’angle du boulevard Raspail et de la rue de Sèvres en fait une adresse unique. Notre ambition est de lui redonner tout son éclat et d’en faire une référence de la Rive Gauche. » Pour orchestrer la restructuration du 29 Sèvres en un produit mixte et prime, la JV devra déployer près de 5 000 €/m2 de capex selon les données actuelles du marché.
Quelque 300 M€ pour le très Art Déco 17 Sèvres
En 2024, dans un tout autre registre, la rue de Sèvres a été le témoin d’un méga deal réalisé off market. Hermès a déployé quelque 300 M€ pour devenir propriétaire de sa boutique au 17 Sèvres, auprès du privé Sylvain Fargeon. Le magasin s'est doté en 2021 d’un espace entièrement dédié à la création Petit h, qui travaille à partir des matières dont les autres métiers Hermès n’ont pas l’usage. Le 17 Sèvres est historiquement connu pour avoir abrité de 1935 à 1970 la piscine du Lutetia. La boutique de la griffe au char, installée dans ces lieux depuis 2010, se tient en lieu et place de l’ancien complexe aquatique dont elle a conservé bien des aspects, à commencer par les balcons filants.
Réception du 6 Hanovre proposé à environ 950 €/m2/an
GCI – qui a récemment récupéré l’asset management de la tour Hopen à La Défense, suite à la reprise de cet actif distressed par son prêteur – vient de réceptionner le 6 Hanovre (Paris 2). Aux côtés d’Eternam, le fonds d’investissement de la famille Raingold mettait la main sur cet immeuble de bureaux de 4 500 mètres carrés en 2023. Value-add à l’époque, cet actif Art Nouveau était cédé par SFL, contre 58,3 M€. Entièrement restructuré et bénéficiant notamment d’un rooftop, le 6 Hanovre circule actuellement sur le marché locatif, avec un loyer aux alentours de 950 €/m2/an en facial.











